A Muḥ a Muḥ aker mattaduḍ anruḥ (Oh Moh oh Moh lève-toi si tu veux partir avec nous)

Texte d’une chanson de Slimane Azem (1918-1983) – ALGÉRIE (Kabylie)

Traduction de l'amazigh au français d'Idir Tas (1960-) – Partenaire d’AFROpoésie - ALGÉRIE (Kabylie)

1024px-Metro_de_Paris_-_Ligne_10_-_Terminus_Porte_d_Auteuil.jpg

Istikhbar (Introduction)

Ldzayer ttamdit yalhan (Alger est une belle ville)

Ṭafɣad ḍi l’jarnan  (Les journaux en parlent)

Ḍi l’Afrik mac-hur yismis (Dans toute l’Afrique son nom est célèbre)

A Siḍi ɛabderaḥman (Oh Saint-Abderahmane)

A bab al burhan yakwan (Tu as donné des preuves éclatantes)

Arad aɣrib sa ḳamis (Ramène l’exilé dans sa maison)

 

Aḥiḥa (Refrain)

A Muh a Muh (Oh Moh oh Moh)

Aker mattaduḍ anruh (Lève-toi si tu veux partir avec nous)

A Muh a Muh (Oh Moh oh Moh)

 

Asmi iqbal ad ruḥaɣ (La veille de mon départ)

Zuḳɣassen atas il waldin (J’ai bien fanfaronné devant mes parents)

Niɣassen aduɣalaɣ (Je leur ai dit que je reviendrai)

Ma tulaɣ assagas naɣ sin (Au plus tard dans un an ou deux)

Harqaɣ am ṭarga aḍ ruḥaɣ (Je me suis consumé dans un rêve sans revenir)

Ṭura aḳṭar ma ɛacra snin (Maintenant cela fait plus de dix ans)

 

Anaɣ a sidi rabi (Pourquoi oh mon Dieu)

Al ḥanin aya maɛzouz (Oh le très doux oh le très cher)

Ṭamziw aṭruḥ ḍa korfi (Ma jeunesse s’est usée en corvée)

Ḍu metru ḍaḳel uderbouz (Dans le métro à l’intérieur d’un trou)

Ḍal Paris ṭaḥkam fali (Paris a pris possession de moi)

Uaqila ṭasɛa laḥrouz (On dirait qu’il a des talismans)

 

Aqliyi amin ihalḳen (Je suis comme quelqu’un de malade)

Attrajuɣ madali ṭaburṭ (Qui attend que s’ouvre une porte)

Ḍi lɣurba walfaɣ ḍayen (Je me suis habitué à l’exil c’est fini)

Ma ḍ ul iw yabɣa ṭamurṭ (Mais mon cœur lui désire revoir son pays)

Ma ruḥaɣ ulac iḍrimen (Mais si je pars je n’ai pas d’argent)

Ma qimaɣ ugaḍaɣ almuṭ (Mais si je reste j’ai peur de la mort)

 

Ur inɣa ur imarzi (Je n’ai blessé ni tué personne)

Siwa darya-ni i ḍouraɣ (J’ai seulement fait du tort à mes enfants)

Nu-ṭ-ni attrajun iyi (Eux ils attendent mon retour)

Ma ḍnak ugiɣ a ḍ ruḥaɣ (Mais moi je refuse de partir)

Alɣurba ṭazi yissi (L’exil m’a assiégé)

Iɛarqiyi abriḍ ittaɣaɣ (J’ai perdu le chemin que j’ai jadis emprunté)

 

 

 

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