Exposition de MAB Elhad à Moroni du 3 au 17 avril 2018!

550px-Comoros_(orthographic_projection).svgL’Alliance française innove dans son programme de rencontres entre les auteurs et leurs publics, en mettant en place un nouvel approche consistant à permettre aux lecteurs, après avoir découvert l’œuvre, d’aller vers l’écrivain ou le poète pour mieux le découvrir au travers d’un « questionnaire à la Proust » qui mettra à découvert l’auteur au cours d’un temps de découverte et d’évasion.

Chaque mois, un homme de lettre ou un artiste sera mis à l’honneur à travers la lecture ou la découverte de ses œuvres. Leurs textes pourront prendre vie soit à travers des expositions de textes en surimpression artistique, que ce soit avec illustrations photographiques, calligraphique ou autres, ou alors au rythme d’interprétations musicales ou corporelles, mais aussi en répondant au questionnaire de Proust qui lui sera soumis mais aussi aux questions de son public.

L’Alliance française de Moroni commence avec le poète, photographe et calligraphe MAB Elhad dont l’œuvre figure en filigranes et mini lettres rouges sur les billets de banques comoriens notamment les billets de 1000 et de 2000 KMF.

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MAB Elhad – Délégué d’AFROpoésie pour l’Afrique australe et orientale

Son œuvre se résume en deux recueils dont Kaulu la mwando et Regard biaisé et ils figurent sur différentes anthologies publiées dans l’océan indien. Il est par ailleurs le Délégué de l’Union des poètes francophones Euro et Afro poésie,  pour les Comores. MAB Elhad a exposé ses œuvres artistiques dans l’Océan indien, la France et l’Afrique de l’Est.

Dans sa dernière parution « Regard biaisé » exposé sur les cimaises de l’Alliance Française, MAB Elhad nous invite au voyage et à la rêverie. Composé d’une dizaine de photos poétiques, et explore un style littéraire qui abat les frontières de la poésie traditionnelle comorienne en sortant son écriture des sentiers ordinaires au risque de heurter le tabou. Les situations qu’il décrit  portent sur le désir de l’amour, comme dans ses poèmes : « Le voyage », « Sursis de l’orgueil » et « Nuit sacrée » ou encore le « Navire ivre » et « Délire » ainsi que « Le Jument » ; qui ont leurs grains de charme. C’est un regard biaisé posé sur la mort dans « Destinée » comme dans « Méditation crépusculaire » et « Post Mortem » et l’emmène à s’interroger sur les mystères de l’ambivalence entre la vie et la mort. Ses texte sur les croyances et autre mythologie comorienne suscite en lui des questionnements propre à tout un chacun, comme dans son poème « Msomali » et tant d’autres poèmes qui nous invitent à l’errance spirituel et identitaire à la limite du sacré et de l’identitaire.

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Une errance qui nous promènera aussi à travers la ville de Moroni jusqu’à  Iconi, deux villes sur lesquelles l’œuvre s’inspire du temps et de l’espace, et se laissera contempler sur les cimaises de l’Alliance Française du 02 au 17 avril où MAB Elhad se soumettra au fauteuil des Questions à la Proust suivi d’une séance de dédicace de son « Regard biaisé ».

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A Sy Hawa Demba

Bocar N’diaye, dit Bajjel (1982-) – Partenaire d’AFROpoésie – MAURITANIE

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A force d’aimer

Tu es une mère adorée

Par tes fils et filles

Adorée par ton entourage, la famille

A force d’aimer

A chaque pas que tu fais

Ça présage du bienfait

Je préfère donner à la mort

Mon cœur pour sauvegarder ton honneur

Comme elle brille clair

Ma mère, ma chère

Tu es la nostalgie de la terre natale

La terre ancestrale

 

Futzi

Cheikh Ahmadou Bamba Mbacké (1852-1927) – SÉNÉGAL

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Félicité à toi Marie, réceptacle de la Pureté,
Tu es au-dessus de toutes les chastes, Tu es au-dessus d’elles devant Dieu, Le « soit » du Seigneur t’a offert l’un des meilleurs prophètes.

Par toi, tous les humains auront la félicité, et je jure par Dieu, que tu n’es pas au nombre des associateurs, il n’est pas caché pour les musulmans, et tous ceux qui adorent le Seigneur, que tu es l’aimée de Dieu.

Oh la mère des pures, toi et ton fils vous êtes exempts d’associationnismes,
Dieu m’a conduit vers apologie, tu es l’escalier pur, jamais l’illicite n’a de place auprès de toi,

Tu es l’essence même de la pureté, et je ne cesserai de t’adresser des remerciements, Le Généreux notre Seigneur, a enveloppé de sa grâce tout ce qui te concerne, et les remerciements sont sans limites,

Ton fils a obtenu gain de cause auprès de Seigneur,
Par la grandeur de ton fils et par la sienne je demande au Seigneur de t’accorder une grâce qui éternise ta proximité,
Par le « soit » du Seigneur, je demande au Seigneur que ce poème soit comme un pilier qui purifie nos actes d’adoration.

Oh Mère de l’Esprit Divin, Oh la mère qui a dissipé les ténèbres, ton fils n’a pas été crucifié. Que la baraka du Seigneur soit sur toi.
Par ton fils, Dieu a dissipé les ténèbres de son temps, Il a déblayé le chemin qui éternisera le licite, le Halal.

Reçois mon don sans échange, de la manière dont tu as été agréée par le Seigneur, et qu’il parvienne jusqu’à tes ancêtres.

 

Le viol en RDC

Rithon Mwampeti (1992-) – Partenaire d’AFROpoésie – RDC

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Photo © Justin Makangara

Ce viol qui désole l’opprimé et idolâtre le violeur,

Utilisé comme arme, il commet plus de meurtres que ses cousins à feu,

Pour peu, l’espace d’une minute, il brise, il détruit mais surtout dépouille,

L’espace d’un instant il traumatise à jamais,

L’espace d’un instant il écrase la féminité,

L’espace d’un instant, il humilie ton corps, brise ta dignité et te pousse dans le retranchement,

Quoique brisée, torturée, blessée.

Dans son for intérieur, il demeure encore un brin d’espoir, cette étincelle de joie qui refuse de s’éteindre, et qui ravive au fil du temps qui passe la volonté de vivre ou du moins de l’apprendre à nouveau

J’aurais voulu que ça soit intime, on me l’a rendue public dénué de secret,

J’aurais voulu que ça soit passionnel, ça a été sous la contrainte

Dans cette terreur permanente qui nourrit les flammes de ma haine, les jours qui passent font renaître ce goût de la vie, même si sa saveur sera désormais différente,

Je garde la foi et je lève ma tête.

 

Medjo Essam devient partenaire d’AFROpoésie!

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Mon nom est Medjo Essam. Je suis de nationalité camerounaise, né le 23 août 1996 à Ebolowa (région du sud).

J’ai plongé, il y a 7 ans, dans l’univers de l’écriture. J’ai d’abord commencé à écrire des nouvelles, des pièces de théâtre, des séries littéraires. C’est très passionnant de créer des mondes.
La poésie, quant à elle, m’a séduite il y a 4 ans. Elle a dévoré mon âme. Grâce à elle, je peux explorer des facettes de moi que le récit ne me dévoile pas, des facettes parfois obscures, ténébreuses, joyeuses, et très engagées politiquement.
Mes poèmes parlent de l’Afrique, de l’humanité et de l’universalité. J’écris pour le moment ma première œuvre qui est un recueil de nouvelles et de poèmes et dont le titre pourrait être « Et je vous offre mes 3 cœurs pour guérir le monde ».
Je suis également le créateur d’une page Facebook qui a pour mission d’éveiller et de conscientiser les Africains. Récemment la page a fêté ses 30 000 abonnés. Cliquez ici pour la découvrir.

Consultation de la jeunesse francophone

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L’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) lance une consultation des jeunes francophones en préparation de la rédaction d’un « Pacte francophone pour le vivre-ensemble » qui sera adopté lors du prochain Sommet des chefs d’Etats et de Gouvernement de la Francophonie qui se tiendra à Erevan, à l’automne 2018.

Vous trouverez ci-après le lien vers le Portail jeunesse de l’OIF qui contient la présentation de cette consultation et le questionnaire : cliquez ici

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Rithon Mwampeti devient partenaire d’AFROpoésie!

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Mon nom est Rithon Mwampeti. Je suis de nationalité congolaise (RDC), né le 16 Janvier 1992 à Kinshasa, aîné d’une fratrie de 5 garçons et je vis actuellement à Kinshasa, la capitale de mon pays.

Je possède un diplôme de pharmacien, et je nourris aussi l’envie de devenir écrivain.

Mon amour pour la littérature  en général et la poésie en particulier est né d’une révolution de mon for intérieur. En effet après mon diplôme d’Etat (Baccalauréat), je suis allé poursuivre mes études loin de ma famille, et c’est là que suite à la découverte des autres, et face aux circonstances de la vie, la poésie m’est apparue comme une bouée de sauvetage, elle m’a permis de rêver mais aussi de croire en moi.

Et aussi face aux situations que connait l’Afrique et mon pays la RDC, sachant que je ne saurais me faire entendre dans cette atmosphère où seul le politique porte haut son mot. La seule arme pour moi, si pacifique soit-elle, est l’écriture car elle ne laisse jamais quelqu’un indifférent, elle s’écrit d’une manière indélébile dans notre cerveau et je crois fermement que face à cet Afrique de plus en plus connectée, il faut écrire car c’est une arme pacifique mais intransigeante pour l’avenir du peuple.