Poème de Claude Dussert (1947-) – Partenaire d’AFROpoésie – FRANCE

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Ils ont dans la mémoire des trous de connaissance
Et prônent trop souvent la désobéissance
De vessie ou lanterne ils ne connaissent sens !
Ils éructent des non-dits remplis de fièvre aphteuse
Ils crachent des gros mots comme glaviots catarrheux
Ils méprisent l’Espèce et dégenrent les races
Ils écrivent des mots qui ne laisseront trace.
Ils radotent l’histoire, confondent la passion
De leur sens érotiques avec affectation.
Ce sont des mécréants emplis de nihilisme
qui vivent calfeutrés dans leurs pensées intimes.
La haine est leur venin, ils prônent la torture
Ils agissent à outrance sans commune mesure.
Ils bafouent la grammaire et nous traitent d’ignares
Exècrent la tendresse, se réclament barbares.
Si tu n’as pas de barbe tu es de suite genré
Et quand ils nous dérangent ils se croient singuliers.
Comme si poil au menton donnait l’intelligence
Cachait de leurs propos des stères d’indigence.
Ils sont si négligents et si peu attentifs
Qu’ils se nomment nouveaux mais sont peu créatifs ;
Se prennent au filet du dénuement mental
Ils bafouillent, tritouillent et trouvent ça normal.
Ils donnent priorité à ‘ langue artificielle’.
Ils créent des barbarismes qu’ils disent naturels
Et leur bêtise innée, recrée les manuels.
Demain tous ces censeurs se verront défroqués
Par des identités imprimées du Cosmos
Afin de les parquer dans la non existence
En langage basic.