God Save Our Solomon Islands (hymne des Îles Salomon)

Traducton en français

Dieu bénisse nos Îles Salomon d’une rive à l’autre autre
Béni soit tout notre peuple et toutes nos terres 
Avec vos mains protectrices
Joie, Paix, Progrès et Prospérité
Que les hommes soient frères, faites que les (autres) nations voient 
Nos Îles Salomon, nos Îles Salomon
Notre nation les Îles Salomon
Debout pour l’éternité

 

Pour en savoir plus sur l’hymne national des Îles Salomon, cliquez ici

 

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La danse d’après Senghor

Citation de Léopold Sédar Senghor (1906-2001) – SÉNÉGAL

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« Danser, c’est découvrir et recréer, surtout lorsque la danse est danse d’amour. C’est, en tout cas, le meilleure mode de connaissance. » 

 

Congrès de l’Union nationale de la jeunesse du Mali, Dakar, 1960

 

 

Ṭella ṭ-amkan-t ag-ul-iw (Il y a une place dans mon cœur)

Chanson de Djamel Allam (1947-2018) – ALGÉRIE (Kabylie)

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Af w-amɣar yaɛyan yaluẓ (Pour le vieux fatigué et affamé)

G-asemmiḍ i-del-a su-barnus (Qui face au froid se couvre d’un burnous)

Af w-aqcic ag-usu ḍ-amuḍin (Pour le garçon alité et malade)

Ḍa-gujil ur yaɛlim (Orphelin sans le savoir)

 

Ṭella ṭ-amkan-t ag-ul-iw (Il y a une place dans mon cœur)

 

Af w-argaz i-kcem-an ḍ-askran (Pour l’homme qui rentre chez lui ivre-mort)

Iga-ɣli-n af ṭimi w-axxam (Qui tombe à l’entrée de sa maison)

Aɣ fal muman igsɛan l’qafs (Pour l’homme simple enfermé dans une cage)

Ivra ṭira aḍi ḥawas (Qui se libère pour aller se promener)

 

Ṭella ṭ-amkan-t ag-ul-iw (Il y a une place dans mon cœur)

 

Af wini idinan asah s-ulis (Pour celui qui dit la vérité avec son cœur)

Imenhu  igran aka gmis (Qui l’entendra un jour et dans quelle bouche)

Af Yiḍir icanun am tala (Pour Idir qui chante telle une fontaine)

Imi ɛuzgan as labsala (Pour ceux qui sont devenus sourds de querelles)
Ṭella ṭ-amkan-t ag-ul-iw (Il y a une place dans mon cœur)

 

 

 

 

La chronique du poète (3)

Poème de Rodrigue Hounsounou (1986-) – Partenaire d’AFROpoésie – BÉNIN

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Certaines choses vont

Et reviennent.

D’autres naissent

Et meurent.

 

La vie m’a trop montré

De multitudes de faces

Alors, je m’efforce

Pour foncer, défoncer

Ces faux sur une terre peuplée

De tarés

Où seule la force

Et l’ambition sont mes ressorts.

 

Comme une tortue au milieu du Sahel

J’ai peiné, échiné, expiré.

Mes yeux ont vu des choses

Que m’a conscience se refuse

D’accepter :

Le père viole sa fille,

La mère harcèle son garçon,

Des frères s’entretuent

Et le monde va à l’envers.

Mais que se passe-t-il?

 

Autour de moi,

Le monde s’embrase et se noie :

L’Enfer et le Paradis se côtoient,

Lucifer et Dieu sont sous le même toit,

Mammon et Jésus-Christ ne font qu’un

Mais que se passe-t-il ?

 

La mer se rebelle

Le tsunami emporte des tares de vies

La terre se rebelle

Le séisme fait des ravages de vies

Haïti en porte les séquelles

Mais que se passe-t-il ?

 

Chaque matin quand je me lève,

Je pose les pieds à terre,

Je marque une pause,

Une tasse de café à la main ;

Du haut de mon balcon,

Je jette un regard sur ce monde amer

Et je me tais :

La vie a terni,

La nature a cramé

La rage a pris place dans les cœurs

Partout c’est la guerre

Une course effrénée

Aux armes nucléaires ou biologiques

Mais que se passe-t-il ?

 

Jetez un regard dans le rétro;

Des enfants crèvent de faim

Parce qu’ils n’ont que dalle.

Le monde se meurt

Parce que le climat se réchauffe.

Les changements climatiques,

J’en ai ras-le-bol.

Vos discours

Et vos querelles politiques,

J’en ai ras-le-bol

Les guerres

Et les soulèvements anarchiques,

J’en ai ras-le-bol.

Plus d’amour

Plus de paix

Plus de joie

C’est la crame.

 

Afrique,

Terre des saines âmes

Se perd dans le bruit des armes.

Que nos frasques

Ne fassent pas nos calamités.

 

 

Retrouvez La chronique du poète (1) et (2)

 

 

 

Le 14 février

Poème de Medemaku Selome Lawrence (1993-) – Partenaire d’AFROpoésie – NIGERIA

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Chère,

Je sais rêver seul

Je sais faire de l’amour un mot courant

Je sais targuer de l’état mendiant

Du cœur qui rêve seul.

Je les sais chère

Car je suis seul.

 

Chère,

Je sais être seul

Me manquent les heures partagées

En racontant l’histoire d’un demain inéluctable-

Ces souvenirs qui ne sont plus charitables.

Je sais me demander oublier la légèreté

Du cœur qui se trouve seul.

Je les sais chère

Car je dors seul.

 

Chère,

Je sais dormir seul

Je sais me méfier de la grandeur

Des esclandres qui font de la nuit

Les heures haineuses

Et font du calendrier, des semaines fastidieuses.

Je sais même tancer le cœur contre l’amour tarifé de la nuit

Comme châtie un commandant son éclaireur

Qui en se réveillant, se trouve seul.

Je les sais chère

Et je te les raconterai le jour où l’on se retrouvera.

 

 

 

Parution du nouvel ouvrage de l’afropoète Timba Bema!

Dans la tradition Duala, la mer est à l’origine du monde et héberge des divinités bienfaitrices.

Le bateau est alors ce véhicule grâce auquel la communication entre le monde des hommes et celui des divinités est possible. En effet, lors du Ngondo, la grande fête annuelle, l’officiant se rend au milieu des eaux dans un bateau, puis y plonge avec une nasse dans les mains, d’où il rapporte les présages des esprits.
Depuis le 16e siècle, avec l’irruption des négriers, mastodontes des mers, sur les côtes africaines, le bateau est devenu synonyme de déportation, d’exil forcé. Bref, le signe annonciateur de la mort.

Cette perception est encore vivace dans les bateaux qui sombrent presque tous les jours en Méditerranée, anéantissant les espoirs et les rêves de milliers d’êtres humains fuyant des tyrannies qui condamnent leurs corps à la pauvreté et au mutisme. Pourtant, ils cherchaient une oasis pour renaître en eux-mêmes.

En remontant le fil du temps, Timba Bema nous invite à regarder les naufrages actuels comme l’une des conséquences du choc brutal entre l’Europe et l’Afrique. Cette dernière semble être la grande perdante de cette relation. Puisque dépossédée de ses ressources et de ses hommes qui sont entassés dans des bateaux à destination de toutes les contrées du monde.

 

Pour l’achat du livre:

Dès le 18 février 2019, directement chez l’éditeur et dans les points de vente agréés en France et en Suisse
Éditions Stellamaris
Sur le site de l’éditeur : www.editionsstellamaris.com
Prix en France : 16 EUR

 

La vie

Poème de Jonathan Ikami (1997-) – Partenaire d’AFROpoésie – RDC

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Sur la route de la vie
Des cœurs se sont croisés                                                                                                                              De près ou de loin, ils se sont aimés
Comme mère,comme fils
Comme frère comme sœur
Comme camarade, comme ami(e)s.

Sur le chemin de l’existence
Tant de mains se sont tendues
Des mains pleines de richesses                                                                                                                       Des mains pleines de pauvretés;
De chaque côté;
Une aide se fait entendre
Comme une musique
Chaque oreille l’a accueilli à sa manière.

Oh comme elle est belle cette vie
Avec tous ces genres d’envies;                                                                                                    Voguant à la lisière, à l’orée
Des cœurs .

Sur ce corridor à porte ouverte
Une porte qui mène nulle part,
Le vrai amour s’est noué
Pour ceux qui croient en cela
Le désamour aussi a régné;
Pour ceux du renégat.

 

Inspiré de la plume des Aires

 

Au poète

Poème d’Alexandre Pouchkine (1799-1837) – RUSSIE

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Poète, ne fais pas cas de l’amour populaire ! Le bruit momentané des louanges enthousiastes passera ; tu entendras le jugement du sot et le rire de la froide multitude ; mais toi, reste ferme, tranquille, farouche.

Tu es un roi : vis seul. Par un libre chemin, va où t’entraîne ton libre esprit, perfectionnant sans cesse les fruits de tes pensées favorites, ne demandant pas de récompense pour ton noble exploit.

Elles sont en toi-même : tu es toi-même ton plus haut tribunal ; plus sévèrement que tout autre tu peux apprécier ton travail. En es-tu content, toi, artiste exigeant ?

Tu es content ? Alors laisse la foule le vilipender, laisse-la cracher sur l’autel où ton feu brûle, et avec une pétulance enfantine secouer ton trépied.