Poème de Monia Boulila (1961-) – Partenaire d’AFROpoésie – TUNISIE

Dans cet instant qui arrête le temps
où le monde retient son souffle,
Ma note de musique joue avec l’eau et le feu,
danse sur les vagues de la vie.
Flamme invisible, qui se faufile
dans les remous d’un songe,
le doute en flamme.
Folie douce aux reflets d’azur,
qui m’embarque vers des mers sans nom,
loin des rivages du temps.
Elle est fugue, elle est refuge,
étoile de ma nuit,
portée par l’AMOUR,
fondement silencieux de la vie.
Tantôt jazz aux pulsations du cœur,
tantôt blues au goût de pluie,
tantôt tarab à la magie d’une folie.
Elle se drape de maalouf ou de concerto,
s’élève en opéra, se chauffe dans la pop
comme une comète dans l’aube.
Je marche, sans certitude, vers ce seuil.
Ce que l’on nomme fin
n’est peut-être
qu’un silence,
celui d’un corps rendu à la poussière.
Mais l’âme… elle persiste,
continue à vibrer,
nourrie d’AMOUR,
que rien n’éteint tout à fait.
Ma note de musique,
infime et infinie,
s’abandonne à l’éternité
comme un soupir
dans le vide
plein de sens.
30 décembre 2025