Poème sans titre

Bernadette Ginestet-Levine (1946-) – Partenaire d’AFROpoésie – ALGÉRIE

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Pour préserver leurs possessions
Les hommes parfois les avalent
Et les portent
Au plus profond de leurs entrailles
Comme on porte un enfant
J’ai avalé ainsi une terre
Avalé sa lumière d’un coup
Son crépuscule
Sa poussière caillée de sang

Je suis celle qui habite les mots
Et qu’un pays habite

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