Parenthèse

Renaud Ayi Dossavi-Alipoeh (1993-) – Jeune pousse d’AFROpoésie – TOGO

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Un doigt se dandine sur le fil du rasoir

Et hésite entre le sang et l’incertitude

Le monde retient son souffle

L’eau assoiffée admire…

.

Et s’enflamme la douleur séculaire

Froide et sans passion

Dans le pot-pourri du cœur qui vagit

.

Et se meurent les années de plaisirs indolents

Dans les plis caverneux de nos yeux vieillissants

Embrassant des lèvres, parties depuis longtemps

.

Et rient des montagnes d’excréments

Et des Icebergs salés

Des rires atteints de jaunisse

Des cris tranchant comme la mort, rouges comme la passion

.

Et s’en vient la barque calme

Qui emmène le mort vers l’ultime page :

Le démiurge lance

Une pièce de cent francs qui tourne dans le vide ! Pile ou face ?

.

Et s’en vont espoirs et craintes,

pleurs et remords

fièvres et passions

Dans l’hésitation du monde

Le temps a cassé sa montre

.

Le monde s’est assoupi un moment

Nous étions là, assis à l’orée de nos rêves

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