Article de Nadia Khouri-Dagher à retrouver sur AFRIK.COM


Nous avons connu le père de Nabil Baly Othmani, dont le nom d’artiste était simplement Baly, comme ‘oudiste et poète touareg aux textes sensibles, grâce au percussionniste américain Steve Shehan, qu’Afrik.com vous a déjà présenté il y a quelques années, et qui, amoureux fou des cultures touaregs, avait joué une vingtaine d’années aux côtés de Baly, enregistrant quelques magnifiques albums. Baly disparu en 2005, c’est son fils qui reprend depuis, fort honorablement, le flambeau.
Nabil Baly Othmani a choisi d’accompagner son chant à la guitare, plutôt qu’au ‘oud comme le faisait son père. Enregistré à la fois à Djanet, à l’extrême sud du Sahara algérien, où vit Nabil, et à Grenoble, “Ayt ma” est un album où se dégage toute la sérénité des cultures sahariennes, et où la guitare, électrifiée, de Nabil, sonne de manière extraordinairement douce…
« Joue toutes les musiques que tu veux, mais chante dans ta langue », avait dit le père au fils avant de s’éteindre. Leçon retenue par Nabil, qui s’inspire de rythmes non-sahariens comme le reggae (dans “Africa”) ou le flamenco (“Temse takhtik”) mais chante toujours en tamasheq…
Si vous aimez les musiques sereines et authentiques, vous aimerez ce disque couleur sable et orange, et dont les chansons semblent avoir été inspirées par le vent, la lune et les étoiles…
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