Cherguiya, la muse idéale et plurielle d’Ousmane Moussa Diagana

Article d’Olivia Marsaud à retrouver sur AFRIK.COM

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Odes lyriques à une femme du Sahel. Dans « Cherguiya, Odes lyriques à une femme du Sahel », le Mauritanien Ousmane Moussa Diagana magnifie une femme mystérieuse et inaccessible. Une femme troublante et lointaine. A lire aux éditions Le bruit des autres.
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On entre dans le recueil de poèmes du Mauritanien Ousmane Moussa Diagana,  « Cherguiya », comme dans un boudoir mystérieux et exotique, dont la maîtresse des lieux serait à la fois amante parfaite et mante religieuse redoutable. L’écriture sensuelle de l’auteur égrène désirs sexuels et pensées confuses pour cette femme mystérieuse et inaccessible : Cherguiya, femme-mémoire, femme-cruelle.

Cherguiya, qui veut dire « femme de l’Est » en arabe, est un titre évocateur. En effet, l’Est de la Mauritanie est le lieu de la première rencontre entre les mondes négro-africain et arabo-berbère. C’est le lieu du brassage des races et des genres. C’est aussi un lieu de mémoire, là où ont prospéré les grands royaumes, les grandes cités. L’Est c’est aussi la direction de la prière. Quant à la « femme de l’Est », elle a une place particulière dans l’imaginaire mauritanien : elle a, à l’époque du Moyen Age, développé une forme de polyandrie. Elle pouvait avoir plusieurs amants. Elle était libre, sans voile.

Beauté troublante

« Je considère ce livre comme un long poème entrecoupé de souffles », explique l’auteur.
Ousmane Moussa Diagana, linguiste de formation, travaille sur le mot et les sonorités.     « J’ai été influencé par la poésie mauritanienne orale traditionnelle, les chants de mariage que j’ai recueillis, les devinettes amoureuses soninké ou peules », poursuit-il. Le poème est pluriel dans la forme, au même titre que Cherguiya, « symphonie majeure » :
« Nattes piquetées de perles
Et de blancs osselets
Seins pleins
Terre de chair brune
Aux épis indolents
Drapé désinvolte
D’un pagne-cola
Sur le nœud coulant
D’un regard blême
Tempête d’hivernage. »

La dernière ode, d’une beauté troublante, évoque « la femme inaccessible, que je cherche et que je n’ai pas rencontrée. Une femme fouettée par la pluie et le vent. Une femme vers laquelle je tends », explique l’auteur. Muse imaginaire, idéale et exaltée, « Cherguiya » emmène le lecteur au cœur d’un désert mauritanien tourmenté et sensuel.

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Commander le livre : Editions Le bruit des autres.

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