Partage d’un Afropoète

Lecture_photo guy bernot

W. T. Florentin (poète-sculpteur)

Votre attention, s’il vous plaît, chers Afropoètes : deux poètes méditent sur leur pratique, et cela peut vous intéresser… D’où le partage que je vous en propose. Voici :

  1. Yves Bonnefoy : « Le langage ne doit pas être seulement les gravats de mots dans leurs retombées indifférentes »
  2. Philippe Mathy : « Non pas des poèmes qui ne seraient qu’écriture, tournés vers eux-mêmesmais des poèmes tournés vers les lecteurs, des poèmes en quête de partage. Qu’ils dénoncent la violence, la cupidité des hommes, qu’ils s’interrogent sur notre rapport à nous-mêmes, à autrui, au monde qui nous entoure, qu’ils révèlent une part d’invisible, en célébrant la beauté à laquelle on ne prête pas suffisamment attention, de tels poèmes ont toujours à leur source une eau fraîche où se reflètent l’amour et l’espérance. »

Plus qu’une information à lire pour vite passer à votre prochaine publication sur le site, c’est une méditation qui, je l’espère, pourrait faire trembler votre plume, la passer au crible d’acier de la poïétique : ceci dit, sans se payer de mots.

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Une réflexion sur “Partage d’un Afropoète

  1. C’est un piège affreux que de n’écrire que tourné vers soi-même. Peut-être, absolument, commencons-nous ainsi : nécessité est de se connaître, en palpant le tracé de sa plume, en grattant l’écorce du mot — et c’est à peine si les yeux se soulèvent de l’ego (car c’est de l’ego, du moins du moi, que l’on discute).
    Vient ensuite le soi, profondeur chevauchée par des exercices naïfs. Soi ! Ce babillement se découvre comme une fleur et ses pétales, et l’ovule de la fleur, après son pistil, se déploie splendide et exhume ses senteurs… Le soi nu dit des choses que le monde sait capter — et à moindre échelle, mais tout autant véritablement, le lecteur.

    Amis écrivains, poètes, sculpteurs de mot, dessinateurs de verbe, musiciens des paroles… Je rejoins cette pensée dédoublée et nous exhorte à dresser des monuments littéraires ouverts à tous, au sein desquels chaque âme pourra tressauter, se cognant aux murs, devinant un couloir déjà emprunté, voyant des merveilles reconnues. L’art poétique, comme tout autre conception artistique, ne s’agit pas d’épandre des sentiments, des pensées, aussi forts soient-ils : c’est un travail bien au-delà, c’est l’artifice après cette matière brute, le déguisement qui transformera le personnel en universel. Le banal en magique. Et, dans chacune de nos mains, il y a des poussières d’argent… saupoudrons nos œuvres avec cela !

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