Le temps fait perdre les mots et les noms, mais pas le regard

Poème de Jonathan Ikami (1997-) – Partenaire d’AFROpoésie – RDC

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Mes yeux collés aux véhicules passant
Ternis sous un soleil accablant
L’espoir, sous la malice du désespoir béant,
S’engouffrait
Alors qu’une revêche m’attendait
Quoi donc ?
Deux regards se croisèrent
Des souvenirs se révélèrent
Les noms s’oublièrent ;
Si le temps avale les mots, les noms,
Les regards et les souvenirs s’inscrivent gravés comme sur marbre.
Au simple jet de ton sourire
Tu fis vaciller le baobab de mon être
Sous l’ouragan de ton nom, oublier,
Amie, que des années nous éloignaient
Que la distance nous séparait.
Et quand d’un mince mot sur tes lèvres
Perdue dans la joie de la rencontre,
Ton nom se rappelait ma tête
Je t’ai revue comme autrefois.
Amie que le temps jaloux
Nous précipitait à nous séparer,
Quand allons-nous nous revoir ?
Quand allons-nous raconter nos mémoires
De huit ans perdus dans les armoires.
Amie, le temps qui seul nous sépare,
Finira par nous rassembler
Sous le vent de l’avenir
Qui se promet.
Quand allons-nous nous revoir, amie
Quand nos regards éblouis de ce jour
Se joindront encore ?
Amie, de la même manière
Que le vent nous a séparés
Regarde, il nous unira,
Le temps ô ennemi de mon enfance
Les noms de ceux-là que tu as emportés
O j’implore leur innocence
De se voir oublier dans ma caboche.
Amie, ton regard ne s’éteindra pas
Ni ton sourire
Qui a rajeuni ma journée.

 

 

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