Dulcinée d’Afrique

Poème de Jonathan Ikami (1997-) – Partenaire d’AFROpoésie – RDC

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Les regards fuient devant le vent blindé
De toutes parts,
Les feuilles des arbres mugissent
Comme les cheveux passés sous un sabre.

Ô voix qui chante les merveilles
De la beauté,
Voix vivante, prototype de la douceur
De la nature,
Voix vivante sous nos yeux mornes,
Nos visages suspendus sur la morve.

Tu chanteras ici et là
Jusqu’au fond et tréfonds  de la terre,
Tu illumineras l’univers de ta beauté
Qui suspend les visages sur son éclat
Vivant.

Apprend-moi ô femme au teint d’ébène,
Dénuée de toute dépigmentation
A dessiner ta beauté de femme noire
Femme Africaine
Sur les feuilles blanches
Qui pleurent l’indifférence de ma plume.

Apprend-moi ô femme forte, dulcinée d’Afrique,
Par la candeur de tes yeux doux
Et mélancolique
A danser au rythme de ton ariette souffle,
A lécher du vent ta beauté ébéniste,
A peindre la douceur de ton espoir
Sur les murs entaillés de notre triste égoïsme.

Décembre 2017

 

 

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