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Misère

Poème de Birago Diop (1906-1989) – SÉNÉGAL

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à Jô KA

Larme, larme importune

qui choit sans bruit, dans la nuit

Comme un rayon de lune

dans la nuit qui fuit.

Le cœur vaste comme un rêve

un rêve d’enfant

Souffrant ailleurs

Vous pleure

Serments, leurres

des heures

d’antan.

 

Murmures, murmures indistincts

qu’on égrène sans fin

qu’on égrène en vain

sur les longs chemins,

sur les chemins indistincts.

Les peines,

Les petites peines,

les grandes peines

les peines lointaines

Reviennent

Ternir

Le souvenir.

 

Plainte, plainte douce

sans cesse envolée

Que pousse 

l’âme esseulée 

Sur l’aile d’un rêve

elle crève 

Comme le sachet

d’un

parfum

secret

 

Novembre 1929.

 

Dans Poésie africaine, Six poètes d’Afrique francophone (anthologie)

Editions Points

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