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Warda

Poème de Essaid Manssouri (1991-) – Partenaire d’AFROpoésie – MAROC

L’atmosphère : météorologie populaire, Hachette, Paris, 1888, p. 163

Je déverse en mes pleurs

Mes amours,

mes douleurs,

Ô village, si je te pleure

Ton ciel ne s’en soucie pas

Et la solitude a fait de moi

Un poète isolé condamné

À la peine de bohème.


Je me sens triste et seul,

En espoir, je m’assois,

Je parle aux objets

Qui entourent mes yeux

C’est notre situation

Ô mes poèmes rebelles,

Mes nuits qui sont belles,


Je parle aux haies d’aubépines

Qui entourent mes peines

À ces fenêtres ouvertes

Aux intérieurs sombres

De ma petite chambre

Dans ces ténèbres claires

Où j’observe en me parlant,


Une chatte et une lapine

Dansent sur les titres

De ma vie quotidienne,

La peinture et sa ruse vulpine

La couleur et sa liberté guêpine

Leur tableau porte un masque

Noir et blanc, flou et grand.

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2 réponses »

  1. Warda en Poème.

    🌹un bien joli poème d’Essaid Manssouri
    Poète, ce triste regard que tu portes sur ce monde voleur d’identité par son système d’exploitation,
    déformant par son engrenage immonde et oppressif;
    entre ombre et lumière, ce regard, superpose tes perceptions sensorielles tel un peintre ajoutant de légers traits sur son tableau tridimensionnel.
    Poète, ce triste regard que tu portes sur le monde, reflet de ton coeur isolé, reprendra vie dans tes plus belles envolées lyriques lorsque ton coeur retrouvera la paix.

    Aimé par 1 personne

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