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Une pépite de chaleur

Poème de Mokhtar El Amraoui (1955-) – Partenaire d’AFROpoésie – TUNISIE

Roses à lunes,

Massifs de mots en attente.

Le ciseleur, au bord, jaillit,

Verres en main,

Et des étoiles en laisse.

Il crie :

« Le ravin ! Le ravin ! »

L’onde parcourt l’effroi des heures

Jusqu’à la paroi encore en friches.

Où ira germer-Azur- la fiole des stupéfaits ?

Cantaméduse !

Le fossile est là,

Preuve d’étonnement amoureux.

Les feuilles de tant de manuscrits

M’ont appris le passage des vents.

Aux peurs noyées dans la pâte-soleil,

Mes fièvres tracées à l’encre des sables

Me drossent jusqu’aux revenants oiseaux d’écumes

Piégés à la glu des mireurs.

Hier encore, au café Les Abysses,

Tu tentais, bavant dans les bivouacs des rues mortes,

De me dessiner la chamelle allégorique,

Toi, l’à bout d’herbe,

Frappant, au cœur de la cire,

Pour une pépite de chaleur.

Mais il est toujours des hirondelles

Tuant tout retour vers les lueurs

D’anciennes vasques maudites.

Malgré toutes ces mèches de feu tressées,

Il nous reste tant de froids à subir.

© In Arpèges sur les ailes de mes ans

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