Ernest Psichari

Jérôme Aviron (1969-) – Partenaire d’AFROpoésie – FRANCE

220px-Ernest_Psichari_(1883_-_1914)

Telle une voix qui crie dans le désert,
Il prit contre son père,
Le parti de ses pairs,
Sans savoir qu’il allait mourir à la guerre.

Ernest Psichari, avait choisi
Le métier des armes, avant
Sa conversion auprès de Péguy,
Un matin du temps de l’Avent.

Il recevait le Saint baptême
Petit, dans les bras de sa grand-mère,
Orthodoxe tout de même,
Mais bonne intermédiaire.

Néanmoins, l’un de ses grands-pères,
N’était autre qu’Ernest Renan,
Qu’il aimait sans en faire mystère,
Malgré leurs ressentis dissonants.

Ses lointains périples africains,
Lui redonnèrent le goût,
Du sacré et du divin,
Face aux musulmans à genoux.

Lui revint alors en mémoire,
Sa propre spiritualité,
Qu’il pleura par un lumineux soir,
A l’heure de la voie lactée.

Ces voyages de centurion,
Le conformèrent peu à peu,
A celui de l’Evangile, preux
Soldat fidèle, sans objections.

Aux côtés de Maritain,
Et de bons amis sincères,
Il approfondit sans esprit puritain,
L’intelligence des Célestes Mystères.

Puis, par devoir devenu poilu,
Il partit pour de sinistres fronts,
Endeuillés par la mort goulue,
Qui à la vie est un affront.

Fauché lors d’une embuscade,
Il expire au lieu-dit « Rossignol »,
En enfant de Dieu qui musarde,
Ecrivain à la vibrante parole.

Tous droits réservés, sauf accord de l’auteur

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