Le pavé mosaïque

Eric Joël Edouard BEKALE-ETOUGHET (1968-) – Partenaire d’AFROpoésie – GABON

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Ma vie est un long Chemin, un alignement
De carrés juxtaposés en noir et blanc
Comme un damier, un jeu d’ombres et de lumières
Qui m’envoûte et me sort de ma matière.

Construit au nombril du Temple
Béatement et silencieux, je le contemple
Il est là, comme un Axe, un carrefour
Dextrorsum, sinistrorsum, on lui fait le tour.

Au Septentrion, entre la Terre et le Ciel
Je rêve de vin, de pain et de miel.
Sousla Voute constellée d’Etoiles
En moi, tout l’Univers se dévoile.

Mon parcours est un long Cheminement
Autour de ma propre construction.
Au pied du mur, je prends mes instruments
Pour gagner le Salaire de mon Elévation.

Un Pavé pour la connaissance
Un Pavé pour l’ignorance
Un Pavé pour le masculin
Un Pavé pour le féminin.

Ma vie est semblable à une danse
Un pas de deux ou une chance
Quiselon le carreau choisit son champ
Le Pavé noir ou celui en blanc.

Tout doucement, je m’avance
Sur l’échiquier, je me lance
Grimper sur la rampe de décollage
Gravir les marches jusqu’aux nuages.

Tarmac de mes voyages intérieurs
Il réconcilie les différences et les contraires
Il régit le Monde en un mode binaire
En se jouant de nous, entre ombres et lumières.

Mais, la Perfection n’est pas de ce Monde
Répétons-nous, pris dans la ronde                                                                                                      Main dans la main, fraternellement
En Chaîne et méditant comme des enfants.

Rien, ici-bas, n’est tout à fait obscur
Sous le bleu de notre azur…
Rien, en ce Monde, n’est tout à fait mauvais
En tout lieu, aux endroits où je vais.

En moi, il y a du positif
Bien plus que du négatif
Sous la Lune éclairée de mes nuits
Au Soleil radieux qui s’en suit.

Le Plomb qui vient et qui va
Vers la Voûte redresse mes pas
Pour que j’évolue droit
Entre les Colonnettes de mon acte de foi.

Il ne faut pas juger avant d’aimer
Il faut comprendre, jauger et tolérer
Celui qui, différent de nous, est un frère
Même si la case noire le tient dans les fers.

Oh oui ! La vie est une Mosaïque
Un patchwork, une céramique
De nos joies et de nos peines quotidiennes
De nos larmes et de nos satisfactions saines.

Dans l’eau claire de la rivière
Je baigne dans le feu du Delta
Qui sur moi irradie de ses rayons gamma
Pour qu’aujourd’hui, je sois meilleur qu’hier.

J’ai besoin de lui pour me révéler
Comme j’ai besoin de toi, mon Frère
Pour me prendre la main, me relever
Debout et me tenir droit en Equerre.

Ainsi, je poserai mon pied surement
Sans haine et sans passion, doucement
Sur le Nombre (d’Or) qui m’est tracé
Sur la Voie illuminée de ma destinée.

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