Un souvenir amer

eMamadou Baba Dieng (1992-) – Partenaire d’AFROpoésie – SÉNÉGAL

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Je ne hais point ton corps,
C’est ton âme que je veux épouser;
En cette nuit solitaire, ton baiser
chaud sur mes lèvres encore
.
Exige de moi de bouder tout autre amour.
A en croire mon cœur cette grande cour
Devient le Sahara. Notre amour fut un art!
Aussi loin que tu puisses être, même si tu te faisais rare
.
A Guediawaye, je ne te vois
Ailleurs qu’à mes côtés; la mer
Bat les Agouyadjis et te ramène à moi.
Elle m’accorde toujours une danse amère.
.
Dans chaque quartier y renaissent les poussiéreux
Tours que nous faisions ; cela rend notre banlieue
Toujours romantique
Avec nos pathétiques
.
Moyens, nous aimions faire la gondole le soir,
Me plaisant de la raccompagner chez elle dans le noir ;
Que de promesses consolaient ma peine de la perdre,
Par à-coups, tout devint pénombre, voilà des raisons de me geindre.
.
Ô temps ! Ô hommes ! Ô sécheresse ! Ô hivernage !
On mesure le charme de la lune quand les nuages
Ne siègent pas sur le ciel ; à celui qui se plaît à aimer,
L’horreur de l’amour c’est d’avoir autant aimer.
.
Sa taille d’un rocher n’eut d’égal que ses yeux ardents,
Derrière son cou chutaient ses cheveux miroitants.
Demain, j’espère ne plus geindre de cette stérile histoire,
Puisque ton coeur semble fertile à une toute autre histoire.
.
Mamadou Baba Dieng à la page 43 et 44 de son recueil poétique, L’esprit du coeur.
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