Monologue d’un jeune papa

Rodrigue Hounsounou (1986-) – Partenaire d’AFROpoésie – BÉNIN

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Elle a marché le jour et la nuit, marché sur les bords de mon corps nu.

Dans l’ombre, je pénètre au cœur des ruines du soleil.

Je deviens frêle, maigre, la poussière des orteils.

La peur s’empare de mon souffle, dévore ma langue, s’en va, se retourne, revient nue.

Les courages de la nuit s’évaporent face aux réalités cachées dans le jour blanc.

L’esprit somnambule, fixe, figé, soliloque ; un pied après l’autre, je perds mes repères francs.

Seul, dans le noir, elle m’inonde et m’oxyde.

Je ne peux que m’y résoudre, m’y résigner ; je le décide.

La passion et l’amour appellent le péché originel et la vie naît.

Les déboires, fautes d’insouciance et d’ignorance nous plongent dans l’abîme. 

Peur ! Peur ! Je voudrais m’enfermer, me cacher, me dissoudre et disparaître.

Tu es là et la vie ne suit plus son triste, sinistre et lugubre chemin.

Peut-on paraître ?

Désormais, il le faut.

 

 

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