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A ma mère

Poème de Georges Rawiri (1932-2006) – GABON

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Mère, toi qui là-haut dans ce monde inconnu
Où vont nos affections d’enfant pur et sincère
Veilles de ton amour sur l’enfant devenu
Un homme, que la vie t’enleva, ô ma mère

Tu restes dans mon cœur, telle que je t’aimais
Et t’aimerai toujours. Douce, tendre et indulgente
La plus belle pour moi, qui n’oublierai jamais
La chaleur de tes bras et ta voix apaisante

Mère, tu étais tout pour le petit enfant
Qu’effrayaient les rumeurs de sa neuve existence
Et accourait vers toi, perdu et tremblant
Chercher le réconfort de ta douce présence
(…)
Mère, tu as vieilli, je ne l’ai jamais su
Je te voyais toujours de mes yeux de l’enfance
Le temps passe trop vite et tu as disparu
Et mon cœur s’est durci au froid de ton absence

Je suis un homme, vois… tu m’as tracé la route
Discrète, mais toujours attentive à mon pas
Chassant de ma pensée et l’angoisse et le doute
Ce que je te devais, je ne le savais pas
(…)
T’ai-je au moins bien aimée au temps de ma jeunesse ?
Fus-tu heureuse autant que tu le méritais ?
Peut-être ai-je mal su exprimer ma tendresse ?
Un homme est bien souvent maladroit, tu le sais…

C’est lorsque l’être cher a quitté l’existence
Que l’on ressent le poids de son isolement
Mais mon amour pour toi ignore ton absence
Et tu es toujours là, tout près de moi… maman

 

Chants du Gabon, Edicef 1975

 

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