En souvenir de Stefan Zweig

Poème de René Depestre (1926-) – HAÏTI

lossy-page1-1024px-Stefan_Zweig,_Fundo_Correio_da_Manhã_-_3.tif.jpg

Allégresse du matin, hosanna ! parole d’un mimosa, mon tremplin.

Allégresse du matin, ivresse,

quel balcon ai-je encor sur l’espoir ?

quand tu mets ta main brûlante

sur l’épaule nue de mes années d’exil,

quand tout ton sang – copain de mon sang -s’éloigne en riant des rives du suicide,

emporté par le courant du matin,

en vainqueur de ses quatre plaies du soir !

 

 

Laisser un commentaire