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Le Livre de la conversation et des évocations

Oeuvre de Moïse ibn Ezra (1058-1138) – Al-Andalus

Une très vieille grenade juive, au dessus d’un magasin, Grenade, Espagne.

Kitab al-Muḥaḍarah wal-Mudhakarah (Le Livre de la conversation et des évocations), est un traité de rhétorique et de poésie, rédigé dans le style des écrits d’Adab. Il s’agit du seul livre de ce genre dans la littérature juive.

Écrit à la demande d’un ami qui lui avait adressé huit questions sur la poésie hébraïque, il est divisé en un nombre correspondant de chapitres. Dans les quatre premiers, l’auteur traite de façon générale de la prose et des auteurs prosaïques, de la poésie et des poètes, du don poétique naturel des Arabes, qu’il attribue au climat d’Arabie. Il indique au poète les formes qu’il est conseillé d’utiliser ou d’éviter, concluant le quatrième chapitre en écrivant qu’à de très rares exceptions près, les parties poétiques de la Bible ne contiennent ni mètre, ni rime.

Le cinquième chapitre, qui est le plus important, tente d’établir une généalogie de la poésie, tant hébraïque qu’arabe. Il commence par l’histoire de l’établissement des Juifs en Espagne, qui commence selon l’auteur, pendant l’Exil de Babylone, la Sepharad mentionnée par le prophète Ovadia (Ovadia 1:20) étant l’Espagne (il s’agit en réalité d’un lieu en Asie Mineure). Il décrit ensuite de manière exhaustive l’activité littéraire des Juifs espagnols, les auteurs les plus importants et leurs travaux.

Dans le sixième chapitre, l’auteur cite diverses maximes et décrit la condition intellectuelle générale de son temps, qui semble n’avoir pas été fort brillante. Il déplore l’indifférence du public pour les savants, en précisant que cette indifférence ne l’a pas affecté, et qu’il a connu tant la bonne que la mauvaise fortune. De plus, il possède des vertus qui lui permettent de renoncer à toute prétention à la reconnaissance publique, ces vertus étant le contentement et la modération.

Dans le septième chapitre, il discute de la possibilité de composer des poèmes en rêves, ainsi que beaucoup d’auteurs dignes de foi l’ont déclaré. Le huitième chapitre est divisé en deux parties, la première traitant de poésie et de poèmes, la seconde (en 20 paragraphes) traitant de tropes, de figures, et d’autres formes poétiques.

Le Kitab al-Muḥaḍarah existe en manuscrit dans les bibliothèques de Berlin, d’Oxford, et de Saint-Pétersbourg. Pavel Kokowzow en a publié les quatre premiers chapitres à Saint-Pétersbourg en 1895 ; Hartwig Hirschfeld en a publié le second chapitre dans sa chrestomathie judéo-arabe. Un fragment d’une traduction hébraïque (intitulée Eshkol ha-Kofer, à ne pas confondre avec l’œuvre homonyme de Juda Hadassi le Karaïte) est citée par Abraham Zacuto. Dans ce livre, Ibn Ezra mentionne un autre travail de même nature, Fi Faḍa’il Ahl al-Adab, dont rien d’autre n’est connu. Une nouvelle traduction a été réalisée en 1924 par Ben-Tzion Halper, sous le titre de Shirat Israël et révisée en 1978 par Abraham Shlomo Halkin, sous le titre plus correct de Sefer Ha’iyounim vèhadiounim.

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