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La jeunesse agonise

Poème de Essaid Manssouri (1991-) – Partenaire d’AFROpoésie – MAROC

Jeune femme offrant du vin à un sage, dynastie des Séfévides, en Iran, vers 1650.

Ma nuit longue, voici que les lampes s’illuminent

Ô nuit, voici que les jeunes soucieux s’éveillent, 


Optimistes malheureux, désespérés font grise mine,

Se mettant à la recherche du monde, ils se réveillent


Dans les bras de l’ivresse, l’inconscience qui mène

Aux oublis idéaux. Chaque fois, je surveille


Par ma peine secrète, dans mon for qui culmine

Aux fenêtres de mon âme insomniaque, ils veillent


Autour d’une bouteille triste comme des flamines

En septième ciel se discute leur sommeil 


Tranquille et calme est leur pensée, ils abominent

Leur sort, ils enterrent leur corps dans les bouteilles


Du vin éventé, endeuillé, Ô nuit, lorsqu’un jeune rumine,

Lorsqu’un enfant rumine ce qu’il a écrit sur les feuilles


Dont l’esprit et le corps sont les vers qui éliminent.

Dont le temps qui s’écoule chante dans les oreilles


La tristesse engagée et ses consonnes qui géminent

Dans la langue habituelle de leur silence qui sommeille.

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