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Cette commune humaine condition…

Poème de Didier Colpin (1954-) – Partenaire d’AFROpoésie – FRANCE

La Terre telle que photographiée par EPIC (Nasa) le 21 avril 2018.

Mes ancêtres ceci mes ancêtres cela

Cuisse de Jupiter voyez mes armoiries

Elles savent reluire et ce d’un noble éclat

Elles n’ont rien à voir avec ces barbaries…

Oui je suis le fils de je n’en suis pas peu fier

On m’appelle Monsieur je suis de beau lignage

Oui mon nom de famille était célèbre hier

Tous les livres d’histoire en sont le témoignage…

Mon pauvre petit mec ton miroir est brisé

Il reflète des morts sais-tu si tu respires

Vois-tu que tout ton être est volatilisé

Car c’est bien contre lui que toi même conspires…

Ne serais-tu qu’une ombre ignorant ce qu’elle est

Qui pour se définir cherche dans le fantasme

Cherche dans le passé comme un solide étai

Pour soutenir le vide avec enthousiasme…

Serais-tu fait de rien car lui ce n’est pas toi

Pourquoi donc te faut-il une telle béquille

Serais-tu le valet d’un illusoire roi

Qui viendrait t’empêcher de casser ta coquille…

Je vais parler de moi qui suis fils d’assassins

Mes dires sont réels et je n’en ai pas honte

Je vais parler de moi j’ai pour pères des Saints

Mes dires sont réels ils ne sont pas un conte…

En plus je suis ton frère en serais-tu surpris

Toute l’humanité le sang de tous les hommes

Le bien comme le mal le respect le mépris

Sont en chacun de nous voilà ce que nous sommes…

Je veux t’appréhender dans ta réalité

Je me fous de savoir qui serait ton ancêtre

Je voudrais discerner ta personnalité

Puisses-tu la chimère enfin l’envoyer paître…

Tous les fruits du passé les faits de nos parents

Dans le beau dans le laid nul n’en est responsable

Et s’ils sont par hasard toujours bien apparents

Mon regard est un souffle ils ne sont que du sable…

Dans cette Humanité qui nous prend par la main

Pour un même bonheur pour une même gêne

Notre histoire est pour tous le même parchemin

Couvert d’encre d’amour couvert d’encre de haine…

Que notre orgueil est vil que notre orgueil est vain

Ridicule est celui qui toujours ‘se la pète’

Au bout du bout du bout l’homme est fils de Caïn

Le savoir nous empêche d’avoir la grosse tête…

…/…

Je me fonds dans le temps toujours je m’y dissous

Célèbre ou non connu Villon comme Montaigne

Qui serait au-dessus qui serait au-dessous

Car nous sommes logés tous à la même enseigne…

Au pays des vivants je vais comme un mortel

Parfois je pleure un peu sur cette évanescence

Parfois je prie un peu -la terre est Son autel-

Au pays des mortels fleurit notre indécence…

De la mortalité qui nous rachètera

De ce funeste sort qui peut nous en extraire

Il faudrait un Sauveur et pas un magistrat

Pour du définitif et pas du temporaire…

Ce rêve est magnifique il mérite un Amen

Il nous fait oublier cette fosse commune

Et bien qu’il soit fragile un peu comme un hymen

Qu’il brille dans le cœur de chacun de chacune…

(ISBN : 9798654099174)   

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