Non classé

La mort de Cléopâtre

Poème d’Amédée Pommier (1803-1877) – FRANCE

La Mort de Cléopâtre (1874) par Jean-André Rixens, Toulouse, musée des Augustins.

Sur la peau de lion, fauve et royal coussin,
Voyez agoniser la belle Cléopâtre.
Elle est là toute nue, et de ses bras d’albâtre
L’œil suit complaisamment le suave dessin.

Il effleure l’épaule et la hanche et le sein,
Qui s’offrent exhaussés comme sur un théâtre,
Et parcourt cette chair légèrement bleuâtre,
Où circule déjà le poison assassin.

Même dans un serpent, j’admire ce courage
D’avoir osé détruire un si parfait ouvrage.
Mais était-ce morsure, ou baiser trop ardent ?

Va, pauvre aspic, j’en crois mon cœur qui te disculpe.
Voyant de ce beau corps l’appétissante pulpe,
J’y mettrais bien la lèvre, et même un peu la dent.

In Les sonnets sur le Salon de 1851 (1860).

Catégories :Non classé

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s