Ismael Ayouba Kamaye présente son nouveau recueil !

Présentation de l’ouvrage par l’auteur :

Après des siècles de traite négrière, de colonialisme et de néocolonialisme, l’Afrique tient encore solidement assise tel le sphynx millénaire contemplant le ciel azuré le jour et la beauté des constellations la nuit tombée.

En ces temps où des échos résonnent de partout faisant de l’Afrique l’avenir du monde, beaucoup de choses restent à faire car, il est évident que peu d’Africains profitent de ses atouts ou en sont réellement conscients.

Dans le processus d’une réelle indépendance du continent africain beaucoup de choses ont été dites mais jusque-là le bonheur de l’homme africain reste à l’ordre du jour comme l’atteste la situation politique, économique  et les armes géopolitiques des anciens colonisateurs, mais encore, l’influence ou la mainmise des entités obscures. 

Sur le plan littéraire, le combat était amorcé depuis la post-indépendance. Nos prédécesseurs ont légué un héritage riche est très symbolique parmi lequel le concept de la « négritude ».

Les temps changent avec les hommes de son époque. Les écrivains de la négritude malgré la riche littérature ont quelque part raté leur vocation pour la simple; leur littérature n’était pas à la portée de tous les Africains. Déjà, en 1956, mesurant ce danger en deux points , David Diop écrivait ces mots  :

1) Le créateur africain, privé de l’usage de sa langue et coupé de son peuple, risque d’être plus que le représentant d’un courant littéraire ( et pas forcément le moins gratuit) de la nation conquérante. Ses œuvres, devenues par l’inspiration et le style la parfaite illustration de la politique assimilationniste, provoqueront sans nul doute les applaudissements chaleureux d’une certaine critique. En fait, ces louanges iront surtout à la colonisation qui, lorsqu’elle ne parvient plus à maintenir ses sujets en esclavage, en fait des intellectuels dociles aux modes littéraires occidentales. Ce qui d’ailleurs est une autre forme, la plus subtil d’abatardissements.

2) L’originalité à tout prix est aussi un danger. Sous prétexte de fidélité à la « négritude », l’artiste africain peut se laisser aller à « gonfler » ses poèmes de termes empruntés à la langue natale et à rechercher systématiquement le tour d’esprit « typique ». Croyant « faire revivre les grands mythes africains » à coups de tam-tam abusifs et de mystères tropicaux, il renverra en fait à la bourgeoisie colonialiste l’image rassurante qu’elle souhaite voir. C’est là le plus sûr moyen de fabriquer une poésie de « folklore » dont seuls les salons où l’on discute « d’art nègre » se déclareront émerveillés.

En m’appuyant sur ces deux points, je dirai, voilà en quelque sorte la lutte par la plume de nos devanciers n’a pas eu un véritable effet escompté. Il ne s’agit pas ici de  jeter l’anathème sur ceux qui ont voulu apporter leur pierre à l’édifice.

Pour ne pas demeurer dans les mêmes erreurs et surtout en tenant compte des données actuelles, diagramme s’inscrit dans une littérature poétique libre de tout.

Dans une clarté teintée tantôt d’amertume tantôt d’espoir, j’ai tenté de peindre l’Afrique d’une plume trempée dans son histoire, dans son vécu quotidien afin d’exposer un tableau sobre, admirable, truffé de questionnements, d’examen de conscience dans l’espoir de voir les maux s’enterrer dans le passé et qu’ils servent de lampe pour éclairer le futur.

Loin de ces plumes, lesquelles la lecture et la compréhension est uniquement réservée à quelques élites, « diagramme » se veut souple à la portée de tous.

Pour vous procurer l’ouvrage, rendez-vous sur le site de l’éditeur : http://editionsstellamaris.blogspot.com/2021/11/diagramme.html#more

Retrouvez également la présentation de l’auteur, son précédent recueil et ses poèmes sur AFROpoésie : cliquez ici.

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