Waounwa Tinha Florentin devient partenaire d’AFROpoésie!

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Je m’appelle Waounwa Tinha Florentin. Je suis né le 28 décembre 1948 à Titongon, dans la sous-préfecture d’Aplahoué, département du Mono, au sud-ouest du Dahomey (actuel Bénin).

Après mes études primaires, élémentaires à l’école du village de Kinkinhoué, j’ai passé et réussi le concours d’entrée en sixième ; cela m’a permis d’obtenir une bourse d’études et d’entrer au lycée Béhanzin de Porto-Novo où, de la sixième en terminale, j’ai suivi mes études secondaires et obtenu le Bac (série A4_Philosophie /Lettres)

Ensuite, refus d’une bourse d’études en philosophie que j’avais demandée puis accord d’office d’une bourse d’études littéraires que je n’avais pas demandée. À prendre ou à laisser. À défaut de philosophie, j’ai commencé des études supérieures en littérature à l’Université du Bénin (École des Lettres) et obtenu le Diplôme Universitaire d’Études Littéraires (D.U.E.L.) en deuxième année du premier Cycle d’Enseignement Supérieur (Série Lettres Modernes).

La troisième année d’études n’étant pas encore créée dans cette jeune université, c’est en France que j’ai préparé la Licence et la maîtrise d’enseignement de Lettres puis le Diplôme d’Études Approfondies (DEA- spécialité « Création Littéraire, Idées, Thèmes et Formes ») à l’Université de Toulouse-Le Mirail (actuelle Université Jean Jaurès). Parallèlement j’y ai préparé la Licence puis la maîtrise de philosophie, matière que j’ai commencé à enseigner en lycée dès 1981 avant d’obtenir mon CAPES quelques années plus tard.

Ma passion pour la poésie date de mon enfance où j’écoutais raconter des histoires le soir, plus fasciné par la voix de la conteuse ou du conteur que par le contenu. Cette fascination a continué à l’école primaire où mes exercices préférés étaient la lecture et la « Récitation ». Celle-ci m’incitait en classe à jouer de ma voix et de mon corps sur la petite « scène » devant mes camarades et à côté du bureau du maître. De retour à la maison, je me faisais plaisir à dire et jouer le même poème devant mes frères et sœurs.

C’est à cette époque que j’ai commencé à imaginer des histoires en ma langue maternelle l’Adja et à les dire. Plus tard, à la découverte du Cid de Corneille, je l’avais traduit, joué avec mes villageois et rencontré pour la première fois, le choc des cultures : ce que l’on a le droit ou pas de dire à certaines heures du jour ou de la nuit, même s’il ne s’agit que d’œuvres de fiction ! Toute profération inopportune selon ma culture, risquant de provoquer les esprits et entraîner de leur part, des réactions imprévisibles, etc.

J’étais mûr pour l’écriture, cette façon de dire des choses que personne ne peut entendre, sauf peut-être les esprits : écrire comme pour nouer un dialogue avec eux, me faire expliquer les choses, les comprendre et me faire comprendre par eux, une sorte d’auto-initiation par l’écriture sous toutes ses formes, y compris la poésie, la forme la plus adaptée à ce genre de rencontre mystérieuse avec la vie, quel qu’en soit l’aspect, sans passer par une réelle initiation. La réflexion philosophique n’a fait qu’approfondir cette passion devenue l’authentique vecteur de l’humain érigé en une nécessité et une finalité de mon écriture, poétique ou non. Cela oriente mes lectures, mes rencontres et, au final, mobilise mon projet :

  • de publication et d’édition d’un recueil de poésie d’une part,
  • d’autre part de collaboration en une « écriture » multiple avec des artistes : peintres, musiciens (musiciennes), sculpteurs (sculptrices). Le but : expositions, récitals, livres audio, livres d’artiste, petites pièces poétiques à sculpter sur des matériaux variés, démontables et re-montables à volonté par le public pour faire sens à l’infini : œuvre polymorphe et ouverte, révélatrice de talents ignorés, à développer par qui le désire en vue de devenir auteur à son tour…

Il m’incombe d’exprimer, pour finir, toute ma profonde gratitude à Melle Combilé Djikité sans qui j’aurais mis plus de temps à connaître AFROpoésie.

 

Pour me contacter: tinha.voix@gmail.com

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