Le « coup de gueule » du poète Waounwa Tinha Florentin!

Waounwa Tinha Florentin (1948-)– Partenaire d’AFROpoésie – BÉNIN

Lecture_photo guy bernot

W. T. Florentin (poète-sculpteur)

Cher(e)s ami(e)s, frères et sœurs d’élection poétique,

Je suis devenu poète partenaire d’AFROpoésie depuis peu. J’y ai publié un poème intitulé « Paul et Marie » puis commenté en 3 pages ½ celui d’une poétesse qui m’a ébloui et intitulé « La guerre des vents » puis j’ai continué un autre poème intitulé « L’orchestre de la savane » de la petite Emma-7ans qui m’a beaucoup touché. Enfin j’ai posté un message d’accueil à Khadim Mbodj dont la fraîcheur et la fougue indispensables à l’écriture m’ont ravi ; son tout premier poème « The things have changed » a été publié avec une image en illustration, laquelle a déclenché mon imagination qui en a écrit un poème, avant même que je ne lise la suite. J’ai découvert certains textes de certains grands poètes que j’ai fréquentés mais pas assez… Bref, depuis le 12 octobre, j’accueille, je discute et espère pouvoir continuer ainsi, avec les uns-les unes et les autres.

D’autre part, j’ai essayé de remonter l’historique du site jusqu’en septembre 2014, pour examiner et mieux comprendre comment en usent les habitué(e)s. Mon constat m’a rendu bien triste : l’impression que les poètes, en devenant partenaires d’AFROpoésie, sombrent en même temps, dans un autisme dangereux pour la vie du site, pour la survie de son projet que vous connaissez bien. Un autisme qui dirait : « il n’y a que moi qui m’intéresse » ! C’est à se demander si des commentaires déjà très rares sinon inexistants peuvent recevoir une attention nécessaire des auteurs en question. Ils s’affichent puis s’en vont.

Beaucoup font publier mais beaucoup semblent ignorer l’attention qu’ils doivent aux publications des autres : libres de ne rien dire, ils le sont tout autant de dire. Donc on n’imagine pas que rien des publications des partenaires ne vaut, à leurs yeux, le moindre un petit commentaire !

Parallèlement, le nombrilisme culmine en un épanchement pur et simple des états d’âme ; épanchement nécessaire mais jamais suffisant pour honorer la nécessité humaine de la poésie.

Comme beaucoup d’autres sites de finalité comparable, AFROpoésie, sans nous en rebattre les oreilles avec, demeure l’espace d’un défi à relever, car il nous offre un hébergement aussi inespéré que sacré… Il sera ce que nous en ferons, et ce que nous sommes en train d’en faire doit en inquiéter plus d’un, même s’ils n’en disent rien. Apparemment mille et une personnes en rêvaient, soucieuses d’ouvrir les portes et les fenêtres de leur conscience, lui éviter de moisir en lui permettant de respirer cet air frais qu’apporte le vent des autres. Encore faudrait-il un effort d’altérité pour lire les textes offerts, voire même y trouver une source d’inspiration critique salutaire, autant pour soi-même que pour les cohabitants du même horizon, pour que vive la poésie !

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14 réflexions sur “Le « coup de gueule » du poète Waounwa Tinha Florentin!

  1. Bonjour grand frère. Merci beaucoup pour ce coup de fouet pédagogique. Cela m’interpelle d’autant plus que j’ai fait le même constat. Et il va plus loin car je suis aussi coupable de ce que je reproche à mes amis et autres. C’est comme on en avait besoin pour priser cette paresse et franchir le seuil de l’expectative. Il faut passer en action, je me dis à présent. Il y a bien de poèmes publiés ici que j’aime et apprécie beaucoup. Il faut peut-être juste l’exprimer sous forme de commentaire : c’est bien cela, n’est ce pas !
    Merci encore une fois.

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    • Oui, oui et oui…
      Vous m’avez compris, non seulement bien compris mais vous réagissez comme il le faut par votre commentaire auquel je réponds. Prenez donc ce fouet, donnez des coups autour de vous pour que cela claque assez et que gicle le sang de la poésie avec l’énergie nécessaire à nos pulsations impatientes, à l’urgente cicatrisation de nos blessures, celles de l’Histoire et celles de nos histoires singulières portées à l’horizon de l’universel. Comme vous le dites, il faut :
      1°) « briser cette paresse et franchir le seuil de l’expectative. »
      2°) « passer à l’action » pour de vrai au lieu de se le dire, se le dire et se le dire…Silence !
      3°) s’ex-primer ou pousser dehors toutes nos appréciations ensommeillées qui, au nom de l’amour de la poésie, ne sauraient dormir encore longtemps, au lieu de venir dessiner les contours de notre chamade commune : il y a, dites-vous, « bien de poèmes publiés ici que j’aime et apprécie beaucoup ». Soyez fou donc !… Clamez au ciel et à la terre, ce don d’amour que vous fait l’autre qui, et c’est encore mieux, ne s’en doute même pas, ne s’y attend pas !… Ce sont les oiseaux, les nuages et même les étoiles qui entendront, chanteront, danseront…
      A vous et aux autres…
      Toute ma ferveur

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  2. Je suis tout à fait en phase avec les propos de notre confrère. Pour exister aux yeux des autres, il faut bien, tout d’abord, manifester sa présence. Aussi, avons-nous ici l’opportunité d’exister et, surtout, d’échanger entre nous, hommes de même plumage… ERIC JOËL BEKALE.

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    • Bien sûr, le « même plumage » certes, mais à lisser de chacune de nos propres plumes pour éviter que l’on nous fasse la peau, qu’on nous l’arrache… Comment avoir des ailes aussi belles de tant d’envergures et, c’est un comble, ne pas apprendre à voler ?!… Il est l’heure, ami(e)s, soyons à l’heure. Et encore merci pour ce réveil dont vous avez à devenir le vecteur…
      A tout de suite

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  3. Merci pour cette remarque qui est valable sur ce site et sur beaucoup d’autres, idem dans les soirées autour de la poésie auxquelles je me suis rendue.
    Ceux qui se disent « poètes » sont bien souvent égocentrés, ce qui est tout à fait paradoxal à la démarche du poète, à la « la nécessité humaine de la poésie » dont vous parlez, celle qui fait le lien entre l’intérieur et l’extérieur, entre l’ici et l’au-delà du monde, entre l’avant et l’après du monde, entre « moi seul.e » et « nous tous », entre le poète et l’humanité.
    Merci donc pour ce rappel
    Bien à vous

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    • Merci à vous de souligner ces entrelacs aussi nécessaires qu’invisibles tissés patiemment au fil du rythme poétique, depuis chaque singularité ouverte, les bras tendus mais à distance, pour éviter à l’autre de s’y précipiter facilement, faire ami(e)s – ami(e)s blablabla tralala !!!
      Ouverte quoiqu’à distance, à distance quoique bien ouverte, la singularité poétique fait de chaque rencontre un défi d’humilité, d’humanité n’allant pas de soi, toujours à construire à plusieurs. Un fil qui tient sans retenir, qui capte tout le monde sans retenir personne : signe d’amour et de liberté !
      Ils ne savent pas assez, « ceux qui se disent ‘poètes’ » (je vous cite Fabienne) que la Poésie :
      1. Fait Monde de tout site authentique !
      2. Fait Éternité de toute soirée éphémère !
      3. Démarche pour marcher, s’envoler au fil ténu des relations humaines, les vraies !
      4. Conjugue intérieur et extérieur, sans jamais les emprisonner dans les états d’âme ou dans un partage pathologique nauséeux !
      5. Rappelle que chaque « ici » est toujours déjà un « au-delà » partout ailleurs et nulle part, dans l’extrême présence où, aux quatre coins du monde, chacun(e) disparaît en ondes chaudes percutantes au cœur de l’autre, des autres !
      6. Fait résonner par-dessus les siècles, depuis la nuit des temps, jusqu’aux fins ultimes à l’infini, notre petitesse de grains de sable de l’immense désert de la vie !
      7. Met le feu à l’indigeste « poésie » des sabots d’éléphant en marche, en tant que « moi seul.e », ou « nous tous » bêlant à l’unisson du troupeau !
      8. Contemple alors avec délice et légèreté, la flamme de renaissance qui nous fascine tous et toutes, tant elle fait vibrer l’unique fibre de l’humanité en nous, seul(e)s ou ensemble, quelles que soient nos joies et peines, qui que l’on soit : Fabienne, Arnaud, Christophe, Éric-Joël, Emma, Combilé, Gabriel, Khadim, Tinha, Tafsir, Houéfa, Aly Baba, Fatou et tous les etc., dont chacun(e) porte les cinq sens à la énième puissance de créativité : celle de la poésie !
      Merci !… Merci !… Merci !…

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  4. Je ne suis pas poétesse mais… à lire vos échanges et les textes qui vous habitent, je sens les vibrations de la Vie me résonner dans les reins…
    Disciple de Jonathan le goëland, emmenez- moi loin, plus loin encore, plus haut toujours plus haut vers la lumière…
    Merci.

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    • Sans être comme vous dites, « une poétesse », votre sensation induite d’une simple lecture de nos textes échangés, vient donner cette preuve, une fois encore, que « les vibrations de la Vie » ne résonnent qu’en partage explicitement ou non. L’authenticité de votre partage se révèle à la voix fluette qui soutient l’expression de votre quête : « emmenez- moi » certes, mais (et c’est là que commence la rumeur des vagues, l’hymne à notre horizon commun !), un rythme porteur vous fait tanguer, sans y paraître
      « loin, plus loin encore »
      « plus haut, toujours plus haut »
      « vers la lumière… »
      Merci infiniment

      Aimé par 1 personne

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