Les poissons migrateurs

Les poissons migrateurs_ 1ère de couvertureDans le second tome de la trilogie « Le murmure du figuier bleu » – « Les poissons migrateurs », sorti aux éditions du Net en novembre 2015 –, Idir Tas raconte ses années passées en France entre 1983 et 1989. Quand il est arrivé à Grenoble, son bagage ne contenait que l’essentiel : des vêtements de rechange, une trousse de toilette, des stylos et un bloc-notes, une boîte d’allumettes, des cassettes d’Idir, d’Aït-Menguellet.

Durant ces six années, le jeune étudiant va découvrir les subtilités de la recherche, les joies des sports et des spectacles, la solitude, l’amitié et l’amour qui suppriment les frontières, toutes les frontières, comme l’écrit l’écrivain-journaliste Youcef Zirem dans son article « Les années grenobloises de l’enfant d’Akfadou » (Le Matin d’Algérie, 22 novembre 2015).

Dans ce récit d’apprentissage, l’auteur rend hommage à la France et en particulier aux traditions rurales du Dauphiné. Mais il ne rompt pas avec son pays d’origine avec lequel il tisse en permanence une toile mémorielle. L’aventure humaine de ce Picaro berbère en France est l’occasion de confronter les cultures qui à bien des égards se rejoignent.

Malgré de belles découvertes et de grands moments de bonheur, l’auteur sera confronté à la souffrance amoureuse. Il retrouvera le soutien de son ami d’enfance, le figuier bleu, à qui il parlera comme autrefois :

Comment avais-je pu vivre loin de lui aussi longtemps ? J’étais un fils ingrat, un sans-mémoire, une âme perdue. Un flot de larmes et de souvenirs me submergea. Mon bel ami, figuier de tous mes rêves bleus, tu aurais dû ou ne jamais me laisser partir ou me suivre en cachant tes racines au fond de tes poches comme moi. Ô mon bel ami, comme j’ai mal de t’avoir abandonné, toi qui m’étais tout ; mon confident, mon compagnon, mon guide, mon arbre à paroles, mon gros chat ébouriffé au ventre bleu, mon thérapeute, mon éclaireur à bougies. Il était temps pour moi de te serrer dans mes bras et de sentir la chaleur de ta sève couler à nouveau dans mes veines.

Ce deuxième tome contient 14 chansons qui évoquent tour à tour la nostalgie du pays natal, la solitude, la nature, l’amour, la tendresse, le jardin d’enfant, Venise, les voyages, la vieillesse et le temps perdu comme dans la chanson des coffres :

 

Hé l’homme vois ces coffres

Tous ces coffres devant toi

Ce sont tes journées

Tes journées qui t’attendent

Ouvre-les ouvre-les

Ils n’attendent que toi

Ils regorgent de surprises

Pour toi pour moi

[…]

 

Finalement ce voyage à l’étranger aura ouvert à l’auteur d’autres fenêtres sur d’autres univers, d’autres façons de voir, de sentir et d’espérer.

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