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Les Salines

Poème de Léoville L’Homme (1857-1928) – MAURICE

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Lieux chers à mon enfance, ô quartier des Salines,

J’ai parfois le regret de vous avoir quittés.

Il m’est doux de crier dans vos brises marines

Ce que j’ai su par vous de chastes voluptés.

Oui, je reviens souvent errer sur vos rivages.

Je ne puis oublier tant d’arbres pleins d’oiseaux,

Les vounes des marais hantés de chiens sauvages

Dont les abois roulaient dans la rumeur des eaux.

J’aime vos toits moussus et même vos ruines.

Vous m’appelez la nuit, je vous revois le jour,

Bords aimés où le flot laisse des mousselines,

Sables d’or qu’il roulait jusqu’à la vieille tour !

Océan, c’est ici que ma neuve prunelle

A vu bondir ta houle en orageux éclair,

Et que, sentant soudain en moi s’ouvrir une aile,

Mon rêve a pris l’essor dans ton grand souffle amer.

 

Poésies et poèmes, 1926

 

 

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