Chefchaouen

Poème de Barbara Auzou (1969-) – Partenaire d’AFROpoésie – FRANCE

Rue de Chefchaouen (Maroc) en 2006 –  Vitecek~commonswiki

il y a des champs d’oliviers

et de menthes dans le sud

prémédité de nos artères

il y a des morceaux de ciel

fichés en pleine terre

nous avons appris à composer

avec nos yeux et le lutin des doigts

pour caresser davantage qu’un ajustement

étroit

sur le boulier du coeur

désormais une feinte fraîcheur

flatte en nous un grand songe bleu

si bleu parfois qu’il a l’impatience

d’un chat qui monte au faîte de l’arbre

pour cueillir le fruit d’or au creux

même de la nuit

qui serions-nous aujourd’hui

pour prétendre arbitrer les élégances

nous qui ne laisserons dans le fer forgé

des luminaires

qu’une modeste portion d’éternité

destinée à devenir silence

et nos songes surpris de se mêler encore

dans les venelles

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